Qu’est-ce que Unitism ?

Le nom renvoie à une reconnaissance simple : nous ne sommes pas séparés les uns des autres, ni de la terre que nous partageons. Une économie n’est pas une machine à l’écart de la vie : c’est la manière dont une communauté subvient à ses besoins, et elle fonctionne le mieux lorsqu’elle honore à quel point nous sommes interdépendants.

Presque tout ce que nous appelons richesse se crée dans la coopération et dans la concurrence avec les autres ; jamais vraiment seul. Les dons de la nature en sont l’exemple le plus clair : personne n’a créé la terre, et pourtant un emplacement tire toute sa valeur des personnes, des routes, des écoles et de l’activité qui l’entourent, et non de quoi que ce soit qu’ait fait son propriétaire. C’est une richesse qu’aucun individu ne gagne réellement par lui-même.

Unitism est simple : vous tirez profit de votre propre entreprise et laissez la valeur que crée la communauté environnante revenir à cette communauté. Ce que vous construisez et gagnez reste à vous ; seule est partagée la part que personne n’a produite lui-même. Lorsque l’effort est récompensé et que les gains non mérités cessent de faire grimper le coût de tout, l’individu comme la communauté prospèrent. La véritable prospérité est toujours venue ainsi : non de l’extraction, mais de la coopération, d’une concurrence loyale et du soin de ce que nous partageons.

Trois sources de richesse

Les économistes classiques ont reconnu trois sources distinctes de richesse : le travail, le capital et la terre. L’économie moderne confond souvent la terre et le capital — et ce faisant, dissimule le rôle unique que la nature joue dans notre prospérité. Unitism rétablit cette distinction. Nous l’appelons l’économie à trois facteurs.

💪

Travail

Effort humain, compétence et ingéniosité. Ce que vous gagnez par votre travail vous appartient.

🏗️

Capital

Outils, machines et bâtiments — ce que les gens créent pour produire davantage. Ce que vous construisez vous appartient.

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Nature

Tout ce que la nature fournit : terre, eau, minéraux, forêts, l’air lui-même. Personne ne l’a fait. Et contrairement au travail et au capital, sa valeur marchande n’est pas créée par son propriétaire, mais par la communauté qui l’entoure.

L’idée clé : la rente économique

Lorsqu’un emplacement devient plus précieux — parce qu’une route est pavée, qu’une école ouvre, qu’un quartier se développe — le propriétaire foncier gagne de la richesse sans lever le petit doigt. Les économistes appellent ce gain la rente économique : un revenu qui provient de la possession d’un emplacement désirable, et non du travail ou de l’investissement.

La rente économique est une valeur créée par tous, qui profite à quelques-uns.

Parce que cette valeur est créée par tous, elle devrait profiter à tous. Lorsque les communautés collectent la rente économique à des fins publiques, elles peuvent financer des services, réduire les impôts sur le travail et l’entreprise, diminuer les inégalités et construire des économies à la fois justes et solides.

Concepts clés

Économie à trois facteurs

L’économie classique a reconnu trois sources de richesse : la terre (nature), le travail et le capital. L’économie moderne confond souvent la terre et le capital, dissimulant le rôle unique de la nature. Rétablir cette distinction est la première étape vers une économie juste.

Rente économique

Un revenu qui provient de la possession d’un emplacement désirable ou d’une ressource naturelle — et non du travail ou de l’investissement. Il est créé par la communauté et par la nature, c’est pourquoi il devrait profiter à la communauté plutôt qu’à quelques-uns.

Taxe sur la valeur foncière

Une charge publique sur la valeur du sol lui-même, et non sur les bâtiments ou les améliorations qui s’y trouvent. Elle récompense une bonne utilisation du sol, rend la spéculation non rentable et restitue à la communauté la valeur qu’elle crée.

Fiducies foncières communautaires

Un modèle où les gens possèdent leurs maisons tandis que la communauté possède le sol en dessous. Les familles obtiennent un logement sûr et abordable ; la communauté empêche la terre d’être capturée par la spéculation.

Quand les communautés partagent la valeur foncière…

🏘️ Logement abordable

Quand la terre ne peut pas être thésaurisée pour la spéculation, les logements coûtent plus près de ce qu’ils coûtent à construire.

📉 Moins d’inégalités

La richesse foncière se concentre plus vite que tout autre type.1 La partager stoppe l’élargissement de l’écart à la source.

💰 Recettes publiques fiables

La terre ne peut pas se cacher, être délocalisée ou être contrebandée. C’est la source de recettes publiques la plus honnête qui soit.

📈 Une économie stable

La plupart des crises financières commencent par la spéculation foncière.2 Partager la valeur foncière supprime le carburant.

🌳 Nature protégée

Quand l’utilisation du sol a un prix juste, personne ne le gaspille — et ce qui n’est pas nécessaire reste sauvage.

🤝 Des communautés plus fortes

Quand tout le monde partage la croissance, la croissance unit les gens au lieu de les diviser.

Sur de solides épaules

Ces idées ne sont pas nouvelles. Les peuples autochtones ont longtemps soutenu que la terre n’appartient à personne : les gens ont un droit d’usage de la terre — jamais de propriété, un concept étranger à la plupart des cultures autochtones. Et certains des plus grands économistes de l’histoire ont compris le rôle unique de la terre dans la création — et la concentration — de la richesse.

Adam Smith (1723–1790)

Adam Smith (1723–1790)

L’auteur de The Wealth of Nations observa que la rente foncière augmente avec la prospérité de la société — les propriétaires fonciers gagnent pendant que tous les autres travaillent.

David Ricardo (1772–1823)

David Ricardo (1772–1823)

La loi de la rente de Ricardo montra comment les propriétaires fonciers captent de plus en plus de valeur à mesure que la population et le commerce croissent, sans contribuer eux-mêmes à la production.

John Stuart Mill (1806–1873)

John Stuart Mill (1806–1873)

Mill soutint que l’« accroissement non gagné » — la hausse de la valeur foncière créée par la société — appartient légitimement à la société, et proposa de le taxer.

Chef Crowfoot (v. 1830–1890)

Chef Crowfoot (v. 1830–1890)

Le chef de la Première Nation Siksika exprima cette sagesse bien avant l’économie moderne : « Tant que le soleil brillera et que les eaux couleront, cette terre sera là pour donner la vie aux hommes et aux animaux. Nous ne pouvons pas vendre la vie des hommes et des animaux. La terre a été mise ici par le Grand Esprit et nous ne pouvons pas la vendre car elle ne nous appartient pas. »

Henry George (1839–1897)

Henry George (1839–1897)

Dans Progress and Poverty, George montra comment le partage de la valeur foncière pouvait sortir les gens de la pauvreté et créer une large prospérité sans punir le travail ou l’entreprise.

Mason Gaffney, Ph.D. (1923–2020)

Mason Gaffney, Ph.D. (1923–2020)

Gaffney défendit la terre comme la base la plus solide des recettes publiques, car elle ne peut ni se cacher ni se déplacer : « Quel que soit le taux d’imposition, pas un seul pied carré ne mettra des baskets et s’enfuira de la ville. »

Fred Foldvary, Ph.D. (1946–2021)

Fred Foldvary, Ph.D. (1946–2021)

En étudiant le cycle foncier de 18 ans, Foldvary prévit la crise financière de 2008 plus d’une décennie à l’avance. Écrivant en 1997, il prévoyait que « le prochain grand krach, 18 ans après le ralentissement de 1990, aura lieu vers 2008.1 »

Fred Harrison (né en 1944)

Fred Harrison (né en 1944)

Harrison relia le cycle récurrent d’expansion et de récession à la spéculation foncière : « La propriété est le facteur clé qui façonne le cycle économique, et non l’inverse. »

Le livre

Unitism a été fondé par Martin Adams, auteur de Land: A New Paradigm for a Thriving World. Son travail traduit ces intuitions économiques intemporelles en cadres pratiques que les gouvernements et les organisations peuvent mettre en œuvre dès aujourd’hui.

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