Foire aux questions
Des réponses courtes et simples aux questions que l’on pose le plus souvent sur la terre, la rente, les impôts et le fonctionnement de l’unitisme.
Pourquoi les prix de l’immobilier sont-ils si élevés ?
L’essentiel de la hausse n’est pas le coût des briques et du bois — c’est le prix du terrain.2 À mesure qu’une communauté grandit, son terrain devient plus convoité et son prix grimpe, et un terrain faiblement taxé est une cible facile pour la spéculation. Les acheteurs contractent alors des emprunts toujours plus importants pour se disputer la même offre fixe d’emplacements, de sorte que des décennies de salaires s’écoulent vers les prix du terrain et les intérêts.
Qu’est-ce que la rente économique ?
La rente économique est un revenu que quelqu’un perçoit simplement pour contrôler une ressource rare, au-delà de ce qui est nécessaire pour mettre cette ressource en usage — l’exemple classique étant la valeur locative de la terre. Comme personne n’a produit la terre, cette valeur est créée par toute la communauté plutôt que par le propriétaire.
Qu’est-ce qu’un impôt sur la valeur foncière ?
Un impôt sur la valeur foncière est une redevance sur la valeur locative non bâtie d’un emplacement — ce que vaut le terrain nu en raison de son environnement, et non les bâtiments qui s’y trouvent. Comme l’offre de terre est fixe, l’impôt ne peut être évité en produisant moins, et il ne peut être répercuté sur les locataires comme le sont d’autres coûts.1 Il récompense le bon usage de la terre et pénalise le fait de la laisser inutilisée.
Un impôt sur la valeur foncière ne sera-t-il pas simplement répercuté sur les locataires sous forme de loyers plus élevés ?
Non — et c’est la différence essentielle avec la plupart des impôts. Les loyers sont déjà fixés par ce que les locataires peuvent supporter et ce que le marché permet, et non par les coûts du propriétaire. Comme l’offre de terre ne peut pas se réduire en réponse à l’impôt, les propriétaires ne peuvent pas augmenter les loyers pour le récupérer ; la redevance est prélevée sur la valeur de la terre.3 Avec le temps, taxer la terre décourage en fait la spéculation et tend à faire baisser les prix.
En quoi un impôt sur la valeur foncière diffère-t-il d’une taxe foncière ordinaire ?
Une taxe foncière frappe la terre et les bâtiments ensemble, de sorte qu’améliorer ou entretenir un bâtiment alourdit votre facture — une pénalité sur la construction et l’entretien. Un impôt sur la valeur foncière ne frappe que la valeur du terrain, si bien que vous n’êtes jamais taxé davantage pour bâtir ou rénover. Il encourage les propriétaires à développer les bons emplacements plutôt qu’à rester assis dessus.4
Qu’est-ce qui remplacerait les impôts sur le revenu et les ventes ?
La valeur locative de la terre et des autres ressources naturelles. Cette assiette est large, stable et impossible à cacher à l’étranger. À mesure que les communautés tirent leurs recettes de la valeur foncière, les impôts sur les salaires, les ventes et les bâtiments peuvent être réduits — de sorte que travailler, échanger et bâtir ne sont plus punis.
Est-ce que tout cela a réellement fonctionné dans le monde réel ?
Oui, en partie, en de nombreux endroits. Le Danemark, Singapour, l’Estonie ainsi que certaines régions d’Australie et de Pennsylvanie tirent tous des recettes publiques significatives de la terre.5 L’Alaska verse à chaque résident un dividende annuel issu de la richesse commune en ressources naturelles.6 Ce sont des étapes partielles, mais elles montrent que l’approche fonctionne et est déjà en usage.
Qu’est-ce qu’un dividende citoyen ?
Lorsqu’une communauté perçoit la valeur locative de sa terre et de ses ressources, une partie de ces recettes peut être versée à parts égales à tous sous forme de dividende régulier — une part directe de la richesse que la nature et la communauté fournissent. Le dividende du Permanent Fund de l’Alaska en est un exemple concret.7
Cela signifie-t-il que l’État possède toute la terre ?
Non. Les gens continuent de posséder, d’acheter, de vendre et d’utiliser la terre à peu près comme aujourd’hui. Ce qui change, c’est que la communauté perçoit la valeur locative qu’elle a créée, au lieu de la laisser s’accumuler en mains privées. Vous gardez ce que vous gagnez par votre propre effort ; vous payez pour l’usage exclusif d’un emplacement.
Comment en apprendre davantage ou m’impliquer ?
Lisez le livre en ligne pour l’argumentaire complet, explorez les outils interactifs pour voir comment la terre façonne l’économie, ou prenez contact via la page de contact. Le glossaire et les guides ci-dessous sont aussi de bons points de départ.
I own a home or property — would this hurt me?
Pour la plupart des propriétaires, non — et beaucoup y gagnent. Le principal avantage n’est pas une facture fiscale réduite ; c’est ce que finance la valeur partagée. Lorsqu’une communauté perçoit la valeur de son sol, ces recettes reviennent directement aux routes, aux transports, aux écoles, aux parcs et aux services qui vous entourent — précisément ce qui rend un lieu agréable à vivre et qui rehausse régulièrement la valeur de ce que vous possédez et bâtissez. Comme les bâtiments et les améliorations ne sont pas taxés, le logement où vous vivez ou le bien que vous mettez à profit s’en trouve récompensé ; seule disparaît la prime spéculative sur la terre laissée à l’abandon. Les réformes se mettent en place progressivement, au fil des années, de sorte que personne ne subit de choc brutal sur le logement ou l’entreprise dont il dépend.